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Le diamant de gould
Publié par Damien Babilon le 26/02/2008
Les motivations qui peuvent pousser les amateurs d'oiseaux à choisir ce petit exotique, sont assez variées
Il y a d'abord la beauté du diamand de Gould, l'espèce sauvage est fort
belle et les variétés obtenues ces dernières années sont souvent très
belles aussi. Lorsque l'on peut réunir dans une volière bien aménagée,
une vingtaine de Goulds aux couleurs différentes, on ne se lasse pas de
contempler ce spectacle plein de vie et de couleurs. Il n'est pas
impossible d'ailleurs de faire cohabiter des Goulds avec divers petits
exotiques, ce qui augmente le plaisir de l'éleveur.
Il y a ceux qui élèvent les Goulds par goût de la difficulté.Ce n'est
pas très facile en tout cas c'est moins simple que d'élever des
perruches ou des canaris. L'éleveur peut s'efforcer d'obtenir les plus
beaux oiseaux par leur taille ou leur plumage. Leur présentation dans
des concours lui permettra de receuillir la juste récompense de ses
efforts. Le simple fait de réussir l'élevage des Goulds est déjà un bon
motif de satisfaction.
Mais on peut aller plus loin en s'efforçant d'obtenir des variétés
nouvelles, et cela en combinant diverses mutations , qui peuvent
d'ailleurs se manifester dans tous les élevages. La connaissance de la
génétique est alors indispensable , mais quel plaisir de voir
apparaître des oiseaux que l'on avait prévus, et quelle joie d'obtenir
une variété nouvelle.
Tous ces éleveurs, inégalement motivés, éprouvent cependant les mêmes
joies, les mêmes angoisses; ils sont fraternellement unis par leur
amour du diamant de Gould.
Le choix d'un couple
La
femelle se distingue du mâle par des couleurs moins vives: la poitrine
est lilas,le ventre jaune clair. Le vert et le bleu sont moins vifs,
d'où un collier turquoise moins marqué et un dos plus terne; la
séparation entre la couleur de la poitrine et celle du ventre est
beaucoup moins nette que chez le mâle; les filets sont plus courts
(queue)
Les 2 sexes poussent de petits cris aigus mais le mâle a un chant caractéristique.
Le choix du mâle est important. Il doit féconder les oeufs, ce qui
suppose sa maturité sexuelle et sa virilité, mais aussi nourrir les
jeunes, tâche primordiale où son rôle l'emporte sur celui de la
femelle. Divers ennuis comme les oeufs clairs, l'éjection des jeunes
hors du nid, la mortalité précoce des jeunes sont souvent la
conséquence d'un mauvais choix du mâle.
Le mâle doit avoir au moins un an révolu; sa mue doit être terminée et
ses couleurs doivent être éclatantes. Bien que l'acquisition complète
du plumage adulte ne soit pas indispensable, car dans la nature des
Goulds en plumage juvénile ou semi-adulte peuvent se reproduire, il est
préférable que la mue soit complète. L'éclat du plumage est chez le
mâle un important caractère sexuel que met en évidence la parade
nuptiale. Il intervient dans le conditionnement de la femelle; aussi
seuls les mâles bien en couleur seront appariés.
Les jeunes femelles étant sujettes au mal de ponte, il est préférable
de prendre comme femelle un oiseau dans sa seconde année et ayant bien
terminée sa mue adulte. Certes là encore on peut citer le cas de
femelles qui à 10 mois ont pondu et fort bien élever, mais mieux vaut
ne pas prendre de risques, surtout si on est débutant.
Finalement le couple le mieux indiqué sera formé d'une femelle de 2 ans
et d'un mâle plus âgé ou plus jeune qu'elle, l'un des deux ayant déjà
reproduit.
Il nous paraît important de tenir compte de la date de naissance des
conjoints. On choisira autant que possible des oiseaux nés le même
mois, voire à 2 mois d'intervalle, et cela quel que soit leur âge
(horloge biologique) (facultatif au Canada).
Choix de la cage d'élevage
L'éleveur débutant peut se contenter d'une ou plusieurs cages. Mais
rapidement, avec l'expérience et l'augmentation du nombre d'oiseaux,
une ou plusieurs volières seront indispensables. Cages et volières
devront satisfaire à certaines conditions.
Le diamant de Gould est un oiseau vif et rapide, au vol surtout
horizontal. Il lui faut un cage assez grande, lui offrant un espace de
vol suffisant et des aires de repos et de nidification.
Pour un couple de Gould une cage de 60 cm de long sur 40 cm de largeur
et de hauteur est apparemment un minimum.Plus confortable est la cage
de 80 cm X 45cm X 40cm, permettant l'emploi d'une séparation verticale.
L'entretien doit être facile et afin de troubler le moins possible les
oiseaux, les divers ustensiles (mangeoires, nids, abreuvoirs...)
doivent être accessibles de l'extérieur. Cela suppose un certain nombre
de portes bien situées sur une ou plusieurs faces. Les perchoirs ne
doivent pas être superposés, afin que les oiseaux ne soient pas
souillés par les fientes d'un autre oiseau placé plus haut; ils doivent
être assez éloignés l'un de l'autre pour favoriser le vol; proche du
nid, et un perchoir dortoir placé dans la partie haute de la cage, sera
le bienvenu.
La cage doit comporter, reposant sur le fond, un plateau mobile, ou
plusieurs, qui seront garnis de sable fin ou de papier journal que l'on
entretiendra régulièrement.
Il n'est pas nécessaire que la cage soit grillagée sur toutes ses
faces. 2 ou 3 faces latérales peuvent être pleines, notamment la face
postérieure:
Le mur contre lequel sera placé la cage ne sera pas sali, et cette face
peinte en blanc sera facile à entretenir et contribuera à
l'éclairement. (la mélamine est un matériau de choix).Aussi on peut
trouver dans le commerce, des devants de cages métalliques.
La cage doit être placée contre le mur, à hauteur suffisante, à l'abri des courants d'air et hors de la portée des enfants.
Les volières
Ce sont des volières qui vous permettent la reproduction dans les
meilleures conditions. On y loge souvent 2 ou 3 couples, car ainsi
qu'on l'a constaté , la coexistence peut créer une sorte d'émulation,
et les couples se montrent plus proléfiques. Le sevrage est aussi
favorisé car les échanges de nourriture y sont plus fréquents et
l'apprentissage plus facile.
On parle de volière quand le volume offert est supérieur à 1 M cube.
Les dimensions d'une volière d'élevage dépendent de la place dont on
dispose et des ambitions de l'éleveur. On peut concevoir une ou deux
volières d'élevage ou une batterie de volières.
La volière est équipée de barreaux peu nombreux mais bien disposés et autant que possible de diamètres différents.
Une volière peut être utilisée juste pour les jeunes et les adultes
n'étant pas accouplés.
La volière doit être aussi grande que possible , large d'au moins 1
mètre et haute de 2 mètres. Le volume étant suffisant, on pourra y
placer des branchages, ce qui offrira toute une gamme de perchoirs de
diamètre et d'orientation variés.
Certains éleveurs offrent à leurs Goulds toute une pièce de leur maison
où les oiseaux s'ébattent en liberté. Ils y installent des rameaux
d'arbre mort mais aussi des plantes vivantes: lierre, tradescantia,
fougère aigle, etc... Les Goulds s'y reproduisent librement, et si l'on
n'y introduit quelques variétés différentes, on peut y voir apparaître
des variétés et même des mutations nouvelles; ces dernières étant
favorisées par la consanguinité. De telles pièces sont dites "chambres
d'oiseaux".
Cohabitation avec d'autres espèces
De façon générale, les éleveurs ne font pas cohabiter les Goulds avec
d'autres espèces. Cependant cela est possible, si on dispose de
volières suffisemment grandes et si on choisit bien les oiseaux.
On choisira des espèces calmes et de petite taille dont le régime
alimentaire sera le même que celui du Gould, ou presque. Certains petit
exotiques comme le cordon bleu , certains diamants (ruficauda, diamant
à longue queue) peuvent convenir, en revanche le diamant de Nouméa, le
diamant à gouttelettes, sont trop turbulents.
On opérera avec prudence et on éliminera tout oiseau agressif.
Le choix du nid
Le choix du nid est important. Il doit être fonctionnel et bien situé.
Un bon nid doit être assez grand, car le mâle y rejoint volontiers la
femelle qui couve. C'est surtout dans le nid que se fait la copulation.
De plus, jeunes et parents doivent s'y sentir à l'aise .
Un nid style perruche peut être confectionné en contreplaqué (par un
bon bricoleur) (environ 6-7 pouces de large X 6 pouces de profond X 7
pouces de haut) avec une ouverture ronde ou rectangulaire.
Ceux que j'utilise sont fait avec des 2 litres de lait (on fait une
ouverture carré pour les oiseaux et une autre ouverture sur le dessus
du contenant (environ 1/2 d'un coté du contenant )pour vérifier les
oisillons et les oeufs. La boîte sera installée dans le sens de la
largeur. le contenant est accroché à la cage avec 2 crochets ou à
l'aide de gros lastics et d'équerres à l'extérieur. L'avantage est que
vous ne réutilisez pas le nid donc pas de désinfection.
Le nid peut être tapissé de gazon séché (que vous pouvez vous procurez
quand vous tondez votre gazon) attention cependant qu'il ne contienne
pas d'herbicide ou de produit chimique. Le gazon peut être passé au
micro-onde quelques minutes (5) pour détruire les parasites. On peut
aussi y rajouter une pincée de poudre de carbaryl 5% entre le gazon et
le nid pour éviter les parasites.
Un petit perchoir sera rajouté sous l'ouverture du nid pour faciliter l'entrée.
Si les oiseaux visitent le nid (environ dans la semaine qui suit la
pose du nid ) il y a de fortes chances qu'ils se soient acceptés pour
l'accouplement!
Nutrition d'un couple reproducteur
Une nutrition plus riche pourra stimuler les couples à pondre. La
nutrition de base se compose naturellement de graines de pinson
(auquelles on pourra rajouter d'autres sortes de millet tel le millet
japonais , leur favori, le millet doré, surtout pour les jeunes au
sevrage, et le millet jaune); un os de seiche et de l'eau fraîche en
tout temps.
Durant la période de ponte il faudra rajouter de la pâtée (genre Cédé
pour canari ) qu'on peut humidifier avec un peu d'eau ou donner sec; un
apport de légumes vert (tel les épinards ) est une bonne source de fer
et de vitamines, à raison de 2 ou 3 fois par semaine; les graines
germées sont aussi un excellent stimulant pour débuter la ponte (un
petit godet par jour); La vitamine E peut être rajoutée aussi dans
l'eau à raison de 1 ou 2 fois par semaine.Une grappe de millet par
semaine sera aussi fort appréciée. On rajoute également des coquilles
d'oeuf (préalablement stérilisées au four à 350 degrés F pendant
environ 20 minutes).
La ponte
Pendant la construction du nid, la grappe d'oeufs a muri dans l'ovaire
de la femelle, si bien que la ponte débute dès que le nid est fini.
Elle a lieu assez tôt le matin; pour un éclairement débutant à 6:30hre
elle se situe entre 7:30 hre et 9:30hre; 4 à 7 oeufs blancs, sont
pondus à intervalle de 24 hres. Le nombre dépend de l'âge de la
femelle, une jeune femelle pond souvent 4 ou 5 oeufs, une femelle âgée
en pond 6 à 8. Il est fréquent que les femelles primipares fassent une
fausse ponte: un seul oeuf est pondu puis une semaine plus tard débute
la véritable ponte.La ponte peut aussi débuter régulièrement puis
s'interrompe et reprendre après un intervalle de 48 hres.
La taille des oeufs dépend des femelles; les plus gros oeufs donnent les plus beaux sujets.
De l'éclosion au sevrage
Généralement les jeunes naissent en 24 heures, souvent par groupe de 2
et le matin; cependant s'il y a moins de 5 oeufs, l'éclosion peut être
simultanée. Ils naissent sans duvet, leur peau est rose, plus sombre
pour la tête où les yeux cachés sous les paupières se voient nettement.
Ils ont besoin de chaleur, aussi les parents continuent-ils de les
couver
alternativement pendant une dizaine de jours.
Mieux vaut éviter durant cette période de contrôler le nid. En effet si
les 2 parents perdent le contact avec leurs jeunes, ils paraissent
alors effrayés par leurs propres petits. On risque de les voir nettoyer
le nid, ce qui les conduit à éjecter les jeunes, que l'on retrouvent
dans le fond de la cage. On remet les jeunes dans le nid même s'ils
doivent être encore éjectés...
On comprend alors l'importance d'une température suffisante. Les couples âgés se montrent moins inquiets.
Ce n'est que vers le troisième jour que l'on commence à entendre faiblement les jeunes.
Nourrissage
Les parents nourrissent très discrètement les premiers jours; ils
donnent aux jeunes un mélange de pâtée et de graines régurgitées; ils
continuent à se relayer dans le nid et peuvent y rester ensemble; cette
présence simultanée semble les rassurer. Peu à peu ils prennent
l'habitude du nourrissage et, passé une semaine, le contrôle du nid
devient possible sans trop de risques.
Les jeunes sont devenus assez bruyants et quand un parent se présente,
on entend un joli tintamarre. Dès le dixième jour, ils se bousculent
même à l'entrée du nid.
Le nourrissage est favorisé par des excroissances que portent les
jeunes à l'extérieur de la bouche, près des commissures du bec, et par
des taches noires portées par le palais et la base de la langue. Les
excroissances sont luminescentes (ce sont des photophores), les taches
se détachent sur un fond clair.
Ces marques incitent normalement les parents au nourrissage et elles
les guident dans l'obscurité du nid. Elles sont spécifiques et
constituent donc un signe de reconnaissance. Ces marques vont grossir
en même temps que les jeunes, puis peu à peu s'atténuer ; elles
disparaîtront vers l'âge de 2 mois, après le sevrage de jeunes.
Le fait que les parents continuent de couver les jeunes est très
important, car maintenus au chaud ceux-ci sont plus actifs et ils
sollicitent davantage. Si les parents sont inquiets et s'ils quittent
souvent le nid, les jeunes se refroidissent , s'engourdissent,
quémandent moins et finissent par mourir. Il en est de même, s'ils sont
minés par la maladie ou affaiblis génétiquement.
Au bout d'une dizaine de jours les plumes commencent à pousser. La peau
des ailes, de la tête, du dos, est devenue plus sombre; on voit bientôt
apparaître le canon des plumes, aux ailes puis à la queue, au dos, aux
flancs et au poitrail. Le plumage sera complet après 22 ou 23 jours
après la naissance.
Le nourrissage continue pendant toute la journée avec des phases plus
intenses le matin, à midi,et le soir. Entre se situent des périodes de
repos, au cours desquelles les jeunes gavés et repus, somnolent tout en
digérant . Ce sont des goinfres, car même au repos, il sufit d'un petit
choc provoqué par un parent se posant sur le perchoir du nid, pour que
les têtes se lèvent et que les becs s'ouvrent.
Baguage
Pour bien distinguer les oiseaux entre eux, il est nécessaire de les
baguer. Certes un petit éleveur peut se contenter de bagues colorées en
plastique, dites ouvertes car elles présentent une fente, permettant de
les placer sans trop de difficulté sur un jeune sorti du nid ou un
adulte; mais généralement , on emploie des bagues métalliques fermées,
qu'il est indispensable de placer tôt.
De
telles bagues constituent une garantie, car il est impossible de les
enlever sans les ouvrir. Aussi dans les concours, qui sont une des
finalités de l'élevage, seuls sont admis les oiseaux ayant une bague
fermée. Ces bagues ont 2.5 mm. de diamètre.
Sur la bague, que l'on se procure auprès d'une Fédération d'éleveurs
sont gravés: l'année de naissance de l'oiseau et le numéro de souche de
l'éleveur. Ce numéro, qui est particulier à l'éleveur, lui est attribué
par la Fédération.
Le baguage de jeunes est indispensable dès que l'on a un nombre
important d'oiseaux et que l'on désire suivre leur descendance sur
plusieurs générations. Il permet la tenue d'un cahier d'élevage et il
constitue une garantie pour un acheteur.
On bague entre 8 et 10 jours, suivant que la croissance des jeunes est
plus ou moins rapide. Trop tôt, la bague ne tient pas, trop tard , elle
ne passe plus.
Il faut en effet faire glisser la bague le long des doigts d'une patte.
3 doigts sont maintenus vers l'avant, le quatrième doigt étant appliqué
contre la patte. Quand la bague est passée, on dégage ce quatrième
doigt, au besoin en employant une aiguille émoussée. Cela demande une
certaine dextérité et un débutant doit faire preuve de beaucoup de
calme. Auparavant on aura habituer les oiseaux à des visites
régulières. On bague en milieu de journée en profitant de ce que les
jeunes sont seuls.

Prudence encore: comme les bagues brillantes peuvent perturber les
parents, il est recommandé de les ternir avec un produit sombre,
vernis, albuplast ou micropore.
Sortie du nid
À l'âge d'une vingtaine de jours, les jeunes commencent à s'approcher
du trou du nid. Non par curiosité de connaître l'extérieur, mais plutôt
pour être le premier à être nourri.
Ils s'aventurent bientôt sur le perchoir du nid et ils y restent, puis
ils vont sur les perchoirs voisins. Ainsi à partir du 23 ième jour, ils
quittent le nid; ils y retournent la nuit , puis n'y reviennent plus.
Pourtant si la mère entreprend une seconde ponte, ils peuvent y retourner momentanément.
Le rythme de nourrissage ne change pas, même si la femelle a pondu à
nouveau. Le mâle s'occupe activement des jeunes, qui presque dès leur
sortie du nid, tentent déjà de se nourrir. Ils n'en seront vraiment
capables qu'au bout d'une quinzaine de jour plus tard.
Sevrage
Le nourrissage par le père va peu à peu en décroissant. Dans le même
temps les papilles luninescentes des commissures du bec se ternissent
pour devenir de modestes boutons qui disparaîtront aussi.
Les jeunes commencent à manger seuls. Depuis la naissance une quarantaine de jour se sont écoulés.
À ce stade, la seconde nichée est déjà avancée. Dans la cage coexistent
les jeunes de la première nichée et le parents élevant la seconde.Si la
cage est suffisamment grande on peut les laisser coexister. On pourra
avoir la surprise d'assister au nourrissage des jeunes par quelques uns
de leurs aînés...
Si la place est limitée, et si on opère en batterie d'élevage, il est
préférable de séparer les jeunes pour éviter la surpopulation, les
aînés risquant de trop s'intéresser à ce qui se passe dans le nid.
Les jeunes Goulds sont alors transportés dans une cage plus grande, ou
dans une volière où ils vont coexister avec des oiseaux en réserve
d'élevage et avec des jeunes plus aguerris. Le calme doit régner dans
cette volière. On distribue alors une nourriture abondante et aussi
variée que possible.Le millet en grappe est très employé pour créer le
maximum d'appétence chez les jeunes: ceux-ci prennent plaisir à le
décortiquer et cela devient un véritable jeu.
À partir du moment où les jeunes sont en volière et jusqu'à la mue
comprise, il faut les laisser ensemble. Toute séparation d'oiseau peut
en effet créer chez celui-ci un stress néfaste.
La période de sevrage est délicate, il faut bien surveiller les jeunes,
mais au-delà du cinquantième jour on a moins de problème.
Mortalité des jeunes
Il faut bien surveiller l'alimentation. Peu abondante et désiquilibrée,
elle cause un retard de croissance et un affaiblissement des jeunes.
Trop riche, elle peut inciter les parents à mettre trop tôt en route
une nouvelle nichée, ce qui peut inciter le mâle à éjecter les jeunes.
Contre les troubles hépatiques on donne à intervalle régulier de la choline (calcicholine).
Les graines trempées ou germées sont très favorables au sevrage.
Dès que les troubles apparaissent (jeunes moins actifs, frileux), on
ajoute un antibiotique dans l'eau de boisson, mais en alternance avec
un mélange vitaminé. Une température suffisante, une alimentation
saine, une ambiance calme sont indispensables.
Nombre de nichées dans l'année
Dans les conditions favorables les Goulds se montrent bons parents et
prolifiques.On peut obtenir une trentaine de jeunes dans l'année en
quatre nichées. Cependant l'éleveur moyen obtient rarement d'aussi bons
résultats et ce n'est pas vraiment son intérêt, s'il tient à conserver
assez longtemps les parents. Il est nécessaire que les reproducteurs
aient le temps de bien récupérer, faute de quoi ils sont plus sensibles
aux maladies et, pour la femelle, au mal de ponte.
Après 2 ou 3 nichées réussies, un couple a bien mérité de se reposer.
Le temps qui s'écoule entre 2 nichées est assez variables; il est
d'environ un mois et demi en période de reproduction. Le temps séparant
2 pontes est réduit si on enlève les oeufs.
La mue
Au moment du sevrage, le jeune Gould présente un plumage assez terne,
verdâtre sur le dos, plus sombre sur la tête, beige ventralement; c'est
le plumage juvénile.. Il va alors subir une première mue dite mue
juvénile, correspondant à une mise en couleur plus ou moins complète;
puis l'année suivante, une seconde mue lui donnera le plumage définitif
en qualité et en couleurs. Désormais, cette seconde mue se reproduira
régulièrement à chaque année, c'est la mue adulte. Source : http://pages.infinit.net/amivet/gould.htm
Le 30/01/2010 13:27 par CLAUDE DESSORT
je cherche des couple de diamand pourriez vous m'aidez pour trouver de beaux oiseaux merci
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